Un changement majeur se profile à l’horizon pour le Livret A, touchant près de 56 millions de Français. Dès 2026, son taux d’intérêt pourrait subir une nouvelle baisse, remettant en cause son statut de placement préféré. Ce revirement, causé par des facteurs économiques et politiques, risque de bousculer les habitudes de nombreux épargnants.
Pourquoi le taux du Livret A risque de baisser en 2026
Le taux du Livret A est ajusté tous les six mois selon une formule officielle. Celle-ci prend en compte :
- la moyenne semestrielle de l’inflation
- les taux interbancaires à court terme
Or, ces deux indicateurs sont actuellement très faibles. L’inflation est sous la barre des 1 %, ce qui exerce une pression à la baisse sur la rémunération du Livret A.
En janvier de chaque année, la Banque de France propose un taux sur cette base. Toutefois, le dernier mot revient au ministère de l’Économie. C’est ainsi que Bruno Le Maire a gelé le taux à 3 % en 2023, malgré les recommandations techniques pour une baisse. Ce pouvoir politique reste donc décisif.
Quel taux prévoir pour 2026 ?
À ce jour, le taux du Livret A est fixé à 1,7 %. Mais selon les prévisions actuelles, il pourrait descendre à :
- 1,5 %
- voire 1,4 % si l’inflation continue de stagner
Cette évolution serait directement liée à l’absence de pression inflationniste. Sans hausse des prix significative, la formule officielle ne permet pas une revalorisation notable.
Le rôle essentiel du gouvernement
Si la Banque de France suit la formule réglementaire, le gouvernement peut choisir de la contourner. Il peut maintenir un niveau plus élevé « pour soutenir le pouvoir d’achat », comme ce fut le cas en 2023.
Néanmoins, rien ne garantit qu’un tel geste sera reconduit en 2026. L’incertitude reste entière.
Des limites sur les virements entre livrets
En parallèle de la question du taux, certains transferts entre comptes d’épargne sont désormais strictement interdits. Par exemple :
- Impossible de transférer directement des fonds d’un Livret A vers un LDDS
- Les virements d’un LEP vers un Livret Jeune ne sont plus autorisés
Il est donc recommandé de consulter les règles précises pour éviter de commettre une infraction involontaire.
Comparer Livret A, LEP et LDDS en 2026
Le Livret A n’est pas le seul livret concerné. Le LEP (Livret d’Épargne Populaire) et le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) suivent aussi l’évolution du marché.
Un LEP plus avantageux… pour combien de temps ?
Le LEP bénéficie actuellement d’un taux de 2,7 %, grâce à un bonus décidé par l’État. Il est réservé aux foyers modestes et vise à compenser la faiblesse des autres livrets.
Mais en 2026, ce taux pourrait baisser à 1,9 % ou 2 %. Il restera malgré tout au moins 0,5 point supérieur à celui du Livret A, comme le prévoit la loi.
LDDS : le jumeau discret du Livret A
Le LDDS suit automatiquement le même taux que le Livret A. Donc, si ce dernier descend à 1,4 % ou 1,5 %, le LDDS sera aligné. Ce qui réduira aussi son attrait pour ceux qui cherchent une meilleure rentabilité.
Faut-il s’inquiéter ou agir ?
Le retour d’un taux à 1,4 % ou 1,5 % aurait un impact réel sur la rentabilité de l’épargne des Français. Pour les petits épargnants, cela pourrait signifier un ralentissement de la valorisation du capital.
Anticiper ces changements devient crucial : comparer les livrets, vérifier son éligibilité au LEP, et éviter les erreurs de transfert.
Dans ce contexte mouvant, rester informé devient une nécessité. Car un simple point de rendement en moins, sur plusieurs milliers d’euros, représente une vraie différence à long terme.




